La réservation

La réservation

Il faut avoir l’épisode L’hôtel en tête car celui-ci se passe au milieu.

Après 4 heures dans l’eau et sous une pluie battante, les surfeurs et les baigneurs décident enfin de remonter à l’hôtel de l’autre côte de la route. Nous quittons donc les chaises en plastique de la “case sur les rochers”. La nuit va tomber. Oui, déjà… et les moustiques vont se lâcher.

A la réception il y a les Raymond et les Roger, deux familles d’expatriés (françaises) de Douala que nous connaissons. Ca n’a pas l’air d’aller trop fort. Ils sont 14 eux aussi, mais avec plus d’enfants et plus jeunes (seulement les enfants sont plus jeunes on est bien d’accord). Ils arrivent juste puisque ils se sont arrêtés en chemin pour essayer de faire du tourisme. La saison des pluies rend souvent les chemins d’accès aux sites impraticables donc on essaye, on n’est jamais sûr. Mais voila; il est 5h et tous les bungalows ont été reloués. Il reste une chambre pour 4 c’est à dire 2 lit doubles et une chambre pour 2 avec un seul grand lit. Nous sommes à 2h de route de Douala et on ne conduit pas la nuit  …….. Je ne vous écris pas tous les mots “doux” qui me sont passés par la tête à ce moment là pour compatir à leur galère.

Heureusement les Roger, ils ont l’habitude, c’est leur 4e année au Cameroun: rester calme, garder le sourire (euh là non le sourire c’est trop), trouver et négocier fermement la solution. Chapeau! Car, quand même, les 2 familles avaient rappelé l’hôtel le matin pour confirmer la résa et prévenir de leur arrivée en fin de journée. C’est à devenir dingue.

Les bungalows sont reloués parce que “les gens” annulent sans prévenir comme on ne verse pas d’arrhes. C’est aussi ce qui va nous sauver les Raymond-Roger du camping improvisé dans les 4×4 car heureusement une 2eme chambre de 4 se libère. Certes ce n’est pas les bungalow attendus (et nous gardons les nôtres) mais, têtes bêches à 6 par lit ca va aller

“Bravo les amis vous m’épatez, venez donc boire un petit rhum avec nous!” … Quand les petits seront couchés bien sûr

L’hôtel

L’hôtel

Vous en rêviez, un petit weekend à 3 familles de copains dans un hôtel de bungalows au-dessus de la plage. Surf à volonté, déjeuné et dîné dans une case sur les rochers, au pied du Mont Cameroun, volcan de plus de 4000m d’altitude qui se jette en pente douce dans le Golfe de Guinée en face de Malabo…

Sauf que ici les nuages ne bougent PAS!!!!!!

Ils s’accrochent à la pente douce. Ce qui nous a donné 24h d’orage et de pluies torrentielles.

Quand je dis” torrentielles pendant 24h”:

1- On oublie la case sur les rochers.

2- Ca donne des coupures d’électricité, une dizaine de “petites” et puis celle 6 heures durant au petit matin.

3- Mais comment ont-ils réussi à construire ces boukarous (oui pour moi aussi c’est un nouveau mot, c’est une paillote/case/bungalow rond) avec une telle pluviométrie?

Et comment arrivent-ils à les entretenir? Même très basique, du ciment, du carrelage, de la tôle, deux lits doubles avec des draps propres et secs (oui mais deux moustiquaires qui n’ont pas été lavées depuis “cala cala”) un bureau et un placard, une salle de bain “comme un vestiaire de foot” (selon Eddy) pas très chic mais propre, une télé à écran plat avec 20 chaînes et le wifi (oui il faut l’électricité pour ça, je sais). Il n’y avait pas de bestioles ni dans la chambre ni dans le vestiaire. Chapeau! sauf pour l’odeur de la moustiquaire mais je suis en mode “roots”.

Une journée à regarder la pluie tomber en papotant et la soirée à picoler et déguster un énorme plateau de fromages et charcuterie importé de France (et apporté en voiture jusqu’à notre coin perdu), dans les canapés du lobby finalement, avec les potes, restera un excellent souvenir. Pendant ce temps, les enfants ont attendu leur steak frites 30 minutes et leur poulet frites 2h, allant d’une case à l’autre vérifier le signal wifi en se servant des bodyboards et des planches de surf comme parapluie. Ah vous n’avez pas bien compris: en fait au bout d’une demi heure le serveur est venu me prévenir qu’il n’y avait plus de steaks (c’était peut être mieux en fait) donc on a commandé le poulet, pour tous les enfants pareille sinon c’est trop compliqué 😆.

Dimanche matin, j’ai rangé le bungalow, payé la note d’hôtel, après l’avoir calculée et expliqué les comptes à la réceptionniste (les grands groupes c’est compliqué je comprends), chargé la voiture (voui toute seule) pendant que le reste de ma famille était reparti surfer sous la pluie… Pour ma part j’avais eu assez d’eau et ne cherchait qu’à partir vite vite vite vers Douala et le soleil. Car oui à 20km de là il pleut quand même beaucoup moins.

PS: Ci-dessous les photos de l’hotel sur leur site quand il fait beau. Et ben on voit que ca n’arrive pas souvent!!! Le lobby c’est juste en haut des marches, à côté du restaurant-terrasse 😘

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L’échange

L’échange

Fêter l’anniversaire de Clovis 15ans en arrivant à Douala…
Eddy se dit qu’un T-shirt serait sympa, vu que c’est le seul vêtement qui passe chez les ados ici. Essayez de trouver un garçon entre 8 et 18 ans qui porte autre chose pour aller à l’école française! Oui ici aussi il n’y a que la nôtre, d’école, où les enfants n’ont pas d’uniforme. Je trouve encore que c’est bien dommage mais bon.
Donc le soir du B Day, Eddy passe chez Citysport à l’arrache en sortant du bureau plus tôt, trouver le cadeau. C’est “The” magasin de sport multimarques (pas des imitations) de Douala.

Le cadeau: un T-shirt Levis très sympa mais trop grand. On peut l’échanger, le père et le fils sont déçus mais ça va s’arranger.

Le mercredi après-midi suivant je retourne chez Citysport avec Clovis (cette fois-ci on essayera). J’ai aussi le teeshirt trop grand, le sac d’origine et le ticket. Je vais directement à la caisse, j’explique, je montre l’article et le sujet et “pas de problème”.

Mais voilà, c’est un S et il n’y a pas de XS. Clovis essaye toutes les marques cool du jeune surfer passionné (Billabong et QuickSilver c’est tout) mais c’est le même problème, le S reste trop grand. Dans le coin promo du magasin il y a plein de fins de série. Une vendeuse sympa m’y entraîne et là on découvre la perle rare: le t-shirt avec photo vintage de James Dean mais qu’on a recouvert de tatouages. C’est son préféré (évidemment) qui va forcément plaire à son père (euh vraiment?), mais bon il est en solde. On peut donc en prendre un 2e très sympa aussi avec des voitures. Il faut maintenant se dépêcher car le programme du mercredi avec les trois kids est chronométré donc je file à la caisse et là (Pause).
Problème:
Theodora rend un teeshirt à 24900 et achète 2 teeshirts à 15000 chacun et un grip pour raquette de tennis à 7000. Combien doit-elle sortir de son porte-monnaie pour pouvoir quitter le magasin avec ses achats?

La jeune femme à la caisse m’explique qu’il faut que je remplace par exactement le même montant. “?”

Mais les deux tee-shirt plus le grip pour la raquette de tennis ça fait 12100 de plus (au fait, je parle en francs CFA), je ne peux pas vous payer la différence? Du coup elle appelle une autre caissière et le vigile, prend un papier, fait des calculs, et me dit: Il y a 8100 de différence entre les tee-shirts. Mais je sais ça, je prends aussi un 2e teeshirt et un grip pour raquette de tennis. Visages fatigués face à moi: Il faut trouver un produit de 8100 francs à acheter dans le magasin.
Moi: Est-ce que c’est possible de faire le total d’aujourd’hui, de déduire le prix du tee-shirt rendu et de régler la différence? L’impératif: ne pas montrer son impatience, garder le sourire, rester polie et vite renvoyer Clovis avec Magic (le chauffeur) enchaîner le programme des enfants puis venir me rechercher au magasin car je sens que ça va être long….
La caissière reprend un papier, refait des calculs et me redonne la différence entre les tee-shirts, 8100. Si si je vous jure. Avec le sourire toujours, je lui dis, est-ce que je peux vous régler les 5100 de différence pour les tee-shirts et je paye le grip en plus. Mais ça ne va pas non plus parce que son problème c’est qu’il y a une différence de 8100 entre le teeshirt à rendre et un des deux autres teeshirts. Elle est embêtée, et moi je garde mon calme, je lui dis, on va bien trouver une solution (surtout ne vexer personne, d’autant que le vigile n’a pas l’air commode).

La clé de l’adaptation ici c’est de ne surtout pas être impatient et avoir du temps pour tout. Comme j’ai réglé le problème de l’emploi du temps des enfants grâce à Magic, je suis confiante.
Heureusement pour moi, en allant chercher le cahier des comptes (grand format rayures Sieyes ;)) la manager descend des bureaux avec la caissière. Je les laisse discuter, tous les 4, entre eux (je suis toujours très zen, aimable, confiante,… 😤) et là grand sourire de la responsable du magasin: il n’y a pas de problème madame, il reste 12100 à payer. OUF!!!
Gros bisous à toutes,
Théa

Moutmouts: midges mutants d’Afrique

Moutmouts

Ce n’est pas une nouvelle armée de créatures type JarJarbin dans Starwars43 mais des copains des Midges, ces petites bêtes qui vous empêchent d’aller visiter l’écosse à la belle saison mais plutôt à la Toussaint ou à Pâques parce que l’été il y a justement les midges et que c’est atroce…
Quoi, il y a des midges à Kribi!!!! Kribi, mon paradis du week-end. Ici forcément ils ont un comportement particulier et un nom différent, mais j’ai fait des recherches et c’est la même famille!!!
Le nom m’a fait sourire quand on m’en a parlé ” Kribi, c’est génial mais protège toi bien des moustiques car le palu là-bas est très mauvais, et puis il y a les moutmouts qui te piquent sans que tu ne t’en aperçoives et c’est parti pour des plaques rouges et des démangeaisons pendant 2 semaines”. Et voilà on me prend pour une débutante qui va paniquer à cause de moucherons qui piquent. Eh mais si j’ai accepté de vivre au Cameroun je sais bien qu’il y a la malaria, on gère, quant à vos moutmouts du shmout ça m’a l’air d’une grande histoire pour me faire peur.
Que nenni, que nenni! Cette nuit je me suis réveillée avec les jambes qui me brûlaient et me démangeaient. J’allume la lumière en panique: “M….. il y a un moustique qui est rentré et qui se déchaîne sur moi”. Mais non c’est les petites morsures sans intérêt que j’avais constatées la veille après la marche du gaz (10 km en courant ou en marchant organisé par le “comité olympique” de PetrolCo). C’est donc sûrement les fameux moutmouts. Ce n’est pas un mythe pour nouvelles expat!!! Ils sont encore plus sournois puisque les micro morsures mettent 12h à réagir!!!! Et 15 jours de démangeaison parait-il… Mais pourquoi moi? 😡😡😡😡
Enfin je veux dire: heureusement il n’y a que moi qui ai été mangée 😇 En effet ni Eddy ni les kids qui ont fait les mêmes 10km n’ont été attrapés.
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