Point Famille Trotter février 2017

Point Famille Trotter février 2017


Ici tout va bien.

Eddy

se détend de mieux en mieux en dehors du boulot, rassuré par une vie qui s’installe tranquillement.

Clovis

a cassé avec sa parisienne, il est donc libre pour “flirter” localement… A suivre comme on peut, sans intrusion, tant que les résultats scolaires sont satisfaisants – nous sommes très classiques comme parents en fait 😉

Phileas

a trouvé ses marques en classe, au rugby, à l’escalade et au foot. Côté coeur, ça roule aussi, pourvu que ça dure. Toujours coincé entre son grand frère et sa “petite” soeur, les déjeuners en famille (rappel: il n’y a pas de cantine) restent quand même explosifs: un changement de place à table, une réflexion limite pestouille ou interprétée comme telle et c’est parti…

Lila

se rebiffe et il va falloir s’adapter. Plus question de porter ni jupe, ni robe. C’est pourtant la saison chaude: 37degrés en moyenne la journée en ce moment. Short en jean ou slim only. 10 ans. Mais pourquoi il n’y a pas d’uniforme?????!!!!!! Et les cheveux longs dans la figure je raconte ou vous voyez le tableau?

J’arrête car Lila c’est aussi et surtout ma championne de la bonne humeur, FaceTime, email ou Snapchat avec ses amiEs, des heures à dévorer des bouquins, une cavalière qui se découvre et se donne à fond.

Môrrice

le chien va bien. On fait avec les petits dégâts dûs à ses frustrations (personne à la maison pour lui) et à ses dents qui poussent.

Thea

Et moi je bosse à mi-temps tous les matins. Le bonheur:

  • Tout un univers à découvrir.
  • Délégation obligatoire ou presque des tâches ménagères.
  • Admiration des enfants.
  • En plus comme je n’ai rien à me mettre pour aller au bureau I HAVE TO go shopping. 🙂 🙂 🙂 Mais pas à Douala….

Je débarque à Londres avec les kids 3 jours à la fin du mois. Vous serez rentrées de vacances et je compte bien vous voir et rattrapper toutes les petites et grandes histoires que j’ai manquées.

Bisous à toutes,

Thea

PS: rappelez-moi de vous parler des pagnes du 8 mars…

 

 

La Feria de Douala

La Feria du RCP

Il y avait tout, comme dans le sud ouest (enfin je crois): tous le monde en rouge et blanc OBLIGATOIRE, 300 personnes (un monde fou quand même pour une feria à Douala!!!!), l’orchestre de cuivres (ce que j’appelle moi les “trompettes espagnoles”), open bar (gratuit) jusqu’à 9h30, plateaux de charcuterie, buffet de paella préparée par The famous cuisinier Oreste, plein de grandes tables de 20 personnes, une piste de danse, DJ Assy The one and Only, et l’ambiance.

Arrivée à la Feria: Clovis Eddy Thea et Merlin
Clovis Eddy Thea et Merlin

Je vous demande un peu d’indulgence car je découvre l’ambiance des fêtes populaires du sud ouest, terre de prédilection des rugbymen français, ici au Cameroun. Je ne suis donc pas au top en terme de vocabulaire, je n’ai peut être pas tout compris non plus avec l’accent (oui j’exagère 😆) et découvre des pratiques comme le paquito qui sont peut être pour vous des évidences.

Le dîner

A 9h20 j’ai chopé Merlin (l’autre ado du Rugby Club des Papas) au bar qui attendait 2 coca pour mélanger avec les 2 verres de whisky que Clovis avait à la main. Juste à temps cette fois pour confisquer le Jack Daniels. Ils ont probablement passé le reste de la soirée à danser et à rechercher des tickets de boisson. Ils avaient droit à une bière entre 20h et 2h du mat, il y en a peut être eu 2 …

Diner très sympa, bruyant, enjoué, arrosé, à une table très bien placée loin d’une baffle, avec de l’AIR et ça je vous jure c’est le rêve, la température variant de 40 degrés au moins sur la piste à 28 sur le parking.

Le service au buffet et les boissons à table (vin et champagne) était assuré par les joueurs du RCP eux-mêmes, organisateurs de cette septième feria devenue un must. Bravo messieurs!

Le Paquito Chocolatero

A mon goût le “paquito” a duré un peu. Je commence à parler le local, je m’y essayerai dans une prochaine chronique. Retournons à cette drôle de coutume où 50 mecs en pantalons blancs pour la plupart, se retrouvent assis par terre, jambes écartées, les uns derrière les autres comme une chenille, les bras en l’air, prêts à recevoir le paquet pour le passer en toute élégance au mec de derrière… Le paquet est une personne volontaire, pas forcément déjà bourrée, qui s’amuse à se faire porter allongée, bras et jambes tendus, à bout de bras tout le long de la chenille sur LE paso doble de Gustavo Pascual Falcó: Paquito el Chocolatero. En danse cela s’appellerait un “porté”, mais je n’y ai pas pensé tout de suite …

La soirée

DJ Assy, a clairement l’habitude des grandes soirées multi-culturelles (franco-camerounaises surtout) et sait enchaîner à merveille “Danse les sardines” de Patrick Sébastien avec “Take On Me” de Aha, je vous le concède c’est un challenge. Tout ça sans oublier Johnny Hallyday, Magic System et des groupes africains que je connais moins bien comme “Coller la petite” (de l’artiste camerounais Franko),

l’intégrale de Maître Gimms, un peu de salsa et de “latest hits” quand même. Chapeau l’artiste, la piste n’a pas désemplit de la nuit.

Conclusion

C’était génial! J’ai juste eu un peu chaud dans mon jean blanc…

Bises à toutes,

Thea

 

Retour à Douala, contents mais…

Episode 1: Clovis est amoureux… d’une parisienne


En emoji chez notre ado ça donne 😍🙃😩😭😔

Et pour nous, les parents, de la patience de la compréhension et encore de la patience.

C’est donc le blues total à la maison. Des heures entières sur WhatsApp au téléphone, de toutes façons en mode “seul dans ma chambre – j’ai l’sum” avec un fond de musique tristo-romantique et beaucoup moins de rap à fond (il y a quand même du positif).

L’école c’est nul sauf à Paris (on vous l’a déjà faite celle-là?).

Ah une bonne panne de wifi nous ferait du bien. C’est dingue que j’en arrive à souhaiter ça alors que tout fonctionne!

Chacune de ses activités, rugby, tennis, guitare, cours d’anglais nous demande une énergie de dingue pour le motiver. Heureusement la glandouille avec les copains (toujours dans la chambre) marche encore: Clovis sourit.

Du coup on est d’accord pour qu’il fasse une soirée vendredi soir à la maison. “Soirée”, on est très loin des rallyes. 15 ans à Douala c’est pas un cadeau: zéro autonomie, pas de transports publics, pas de cinéma, pas de ballades dans les rues, pas de magasins et encore moins de “mall”. Heureusement il y a le “pain soya” en face du Lycée.

Les enfants se retrouvent les uns chez les autres et vendredi soir ils seront une dizaine à la maison entre 20h et minuit (maxi!!!) et nous aussi…

Prochain épisode: Retour à Douala, contents mais… Môrrice est arrivé (eh eh eh 😉 )

Bises à toutes,

Thea

PS: Le mot de passe pour accéder aux chroniques sur le site c’est friendsOnly56

La réunion parents professeurs de rentrée

La réunion parents professeurs de rentrée

Il est temps que je vous raconte celle-ci car les conseils de classe du 1er trimestre commencent déjà.
C’est du très classique si vous avez des enfants dans les lycées français de l’étranger. Cette réunion a lieu en fin de journée-début de soirée, environs deux semaines après la rentrée et c’est parents only. En général il y a un niveau par jour. Trois enfants, donc trois “cinq à sept” de bloqués. La maison doit fonctionner sans moi pendant ces heures critiques. Ben oui critiques, tous le monde est crevé, en plus “il fait chaud Maman tu ne te rends pas compte”, les garçons ne veulent pas faire leurs devoirs, tu ne supportes plus de les voir chatter sur iPod, iPad, ordi, téléphone pendant que toi tu vérifies Pronote. C’est aussi l’heure du “qu’est-ce qu’on va diner?” et donc du “mais qu’est-ce que je fais ici?”.

Ouep, en fait c’était bon d’avoir une excuse pour dire: “Je m’en moque, débrouillez-vous, moi je vais à l’école! Bisous, bisous mes chéris.” Et de sauter dans la voiture conduite par Magic.

Les étapes:
1- Arrivée dans la salle polyvalente.
2- Speech du proviseur (il fait chaud et on n’est pas très bien installé).
3- Présentation de l’équipe pédagogique.
4- Questions d’ordre général: la sécurité bien sûr et only car il n’y a pas de cantine…
5- Rendez-vous dans les classes avec l’instituteur ou le professeur principal.

Je laisse tomber le primaire, Lila en CM2 a un maître top et les parents ça va (à part deux psychopathes comme partout qui trouvent que les enfants n’ont pas assez de devoirs et n’utilisent pas assez leurs manuels).

Je vous raconte donc les Secondes, 1er enfant au Lycée chez nous, je suis donc plus attentive aux info et au déroulement des opérations. Les salles de classes sont indiquées sur un panneau dans la cour, je ne sais déjà plus si Clovis est en Seconde B ou C et je ne connais aucun des parents d’élèves donc je l’appelle pour savoir. C’est C. Deuxième étage, escalier extérieur, 30 degrés à 18h, il fait nuit, il n’y a pas d’éclairage, je suis maquillée, coiffée et sur des talons de 10 cm. C’est la fameuse soirée avec cent personnes qui m’attendent à la maison. Allez, je monte!

Entrée remarquée, mais je ne suis pas encore en retard. Les places du fond sont prises je m’assieds donc devant. C’est bien pour voir les profs de près mais super nul pour rencontrer les parents car je leur tourne le dos. La prof principale, mathématiques, est là. Elle a l’air d’être dynamique, motivée, charmante, souriante, organisée, sympathique, dans la trentaine: tout va bien.
Les profs se succèdent, se présentent rapidement. On en voit la moitié, c’est déjà pas mal (je rappel que c’est un standard Lycée français AEFE). Il y a bien des absents qui n’arrivent que la semaine prochaine et un congé mat jusqu’à Noël qui sera remplacé. Génial! Bon, le remplaçant de DNL* qui doit faire cours en anglais ne parle pas anglais mais c’est un super prof d’Histoire Geo 😉

Enfin, on arrive à l’élection des parents délégués de la classe. Consensus timide, poli mais ferme: nous sommes quatre parents a bien vouloir s’en charger, deux délégués et deux suppléants. Parfait? Mais non car madame Machin, super prof principale veut un combat de parents, de vraies élections avec votes à main levée. Elle continue à encourager le reste des parents à se présenter, mettant en oeuvre toutes ses qualités mentionnées ci-dessus. J’hallucine. Heureusement pour moi c’est sans succès, car l’heure tourne et je suis attendue sur mes talons, la robe déjà un peu froissée et le brushing presque à plat.

Bises à toutes,
Thea

*DNL: Discipline Non Linguistique
Ce qui n’apporte rien à la question: “mais qu’est-ce que c’est?”. Clovis a normalement 4heures d’anglais supplémentaires par semaine en option Européenne, une heure de cours d’anglais et 3 heures de DNL, une autre matière que l’anglais enseignée en anglais. Cette année c’est Histoire-Géo mais en français jusqu’à Noël 😉

Journée d’action bénévole en famille

Journée d’action bénévole en famille

Nous sommes rentrés la veille d’Europe, mais nous voulions être là pour l’orphelinat Saint Joseph! Notre première action bénévole en famille (n’ayons pas peur du premier cliché: la famille expat BIEN).

Oreste, le meilleure cuisinier/restaurateur français du coin, organise avec le soutien du Rugby Club des Papas (the très connu RCP de la ville) une journée découverte-ateliers de rugby pour les enfants des rues du foyer Saint Joseph. Petrolax (il n’y a pas que PetrolCo dans les parages) prête son terrain de foot avec ses infrastructures, Oreste mobilise ses équipes pour préparer un déjeuner à la française (salades, brochettes de bœuf et poulet en sauce, gratin dauphinois, brandade de morue…) pour une centaine d’enfants. Les joueurs du RCP et les Mini RCP sont sur le terrain dès 9h du matin (il fait déjà 30° ou presque).

AM

Les enfants du foyer arrivent en bus avec Sœur Monique ici depuis 15 ans, successeur de la fondatrice de la mission. Il y a aussi Julien, “le nouveau coopérant” (je ne savais pas que ça existait encore, je rajeunis c’est cool non?) qui est là pour 2 ans, en charge de la gestion et du développement de la mission. Et puis, HEUREUSEMENT, les animateurs habituels des enfants.

Pendant que les RCP members, mini et maxi, sont sur le terrain, les mamans sont aux fourneaux pour préparer les gâteaux (cliché number 2). Il faut aussi trier les vêtements, retrouver les cahiers et crayons et l’enveloppe à donner à l’orphelinat.

Je vous rappelle que c’est le retour de 15j de vacances: donc en même temps on vide les valises, on fait les lessives (un minimum) et mince il n’y a RIEN dans le frigo! Courses à l’arrache avec l’essentiel du jour: des œufs, du beurre, du sucre et de la farine. Retour à la cuisine, vite, vite un gâteau au yaourt aux pommes et des cookies au choc et raisins secs (avec du recul j’aurais dû bêtement faire un mega gâteau au chocolat mais je voulais faire goûter des ingrédients de chez nous. Quoi? Je suis cucu? Oui bon bref, encore une tentative de Madame parfaite à l’eau).

Sans avoir déjeuné, on arrive sur le site à 14h avec un gâteau qui a mis 1h30 à cuire et la moitié des cookies car plus le temps, persuadée que tout était pour le dessert. Lila me soutient ou plutôt me suit depuis le matin avec l’unique espoir de peut être réussir à avoir un playdate en fin de journée quand tout ça sera fini. Le terrain est vide, les enfants sont encore à table dans le réfectoire. Dehors, quelques hommes blancs fument leur clope avec un pastis ou une bière à la main (cliché number 3, resistant: l’expat d’Afrique boit beaucoup et se laisse aller) mais la grande majorité des papas fait le service du dej à l’intérieur.

WAHOU!!!! Bravo les mecs! C’est très joyeux, convivial, mélangé, bonne ambiance… mais aussi BRUYANT et DEGUEU, il y en a de partout (vous me direz, c’est comme à la cantine mais justement je n’y suis pas et ici il n’y en a pas).

PM

Les gâteaux seront pour le goûter. La journée n’est pas finie: les ateliers c’était le matin maintenant on joue. Eddy est liquide, claqué mais heureux, c’est son truc l’encadrement, il a quand même passé son BAFA à 18ans 😉. Clovis et Phileas (15 et 13 ans) suivent le mouvement, ils vont enfin jouer… Pas sur que Philou ait bien capté le but de la journée dis-donc, je le vois râler de loin, il n’est pas avec ses copains. Les enfants du mini RCP sont répartis dans les différentes équipes avec les enfants du foyer. C’est pour ça qu’ils sont là depuis 9h du matin.

Pendant ce temps je rencontre et discute avec Sœur Monique et Julien qui veulent parler de leurs projets à PetrolCo … Là, je redeviens Marraine et les aiguille vers “the Comité des dames”. On se reverra. Mes copines arrivent peu à peu, elles savaient que ce n’était pas la peine d’arriver trop tôt, elles. On papote, on rigole et c’est l’heure du goûter. Au boulot. On coupe les gâteaux puis distribution. Heureusement que les animateurs sont là pour mettre de l’ordre et tout le monde en rang sur 2 files (oui même les mini RCP). Et c’est parti! Il y a même eu 2 passages, un franc succès.

Les mecs sont “à démonter et à repeindre” et à nettoyer aussi. Eddy est impatient de rentrer, mes garçons moins, ils ont retrouvé leurs potes, plein de choses à se raconter et pas du tout envie d’approcher leur bureau. Oui ils sont entre eux, on arrête là les clichés, on ne mélange pas en une journée deux mondes si éloignés. Mais ils ont joué ensemble c’est déjà ça 😇.

Nous quittons le terrain discrètement pendant que les enfants ont droit à une boisson et que les adultes terminent les bouteilles de pastis, “il fait soif” et toujours chaud c’est vrai.

Bisous à toutes,

Signé Thea

PS:

1- Non je n’ai pas de photos.

2- BAFA: Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur.

3- L’organisation “Orphelinat Saint Joseph” pour les enfants des rues, comprend 2 “orphelinat/foyers” de garçons, une ferme de réinsertion avec activités agro-pastorales, et s’occupe du suivi des filles (en générale placées avec de la famille) soit à l’école, soit en formation professionnelle ou en apprentissage avec un système de crèche pour celles qui sont déjà mère.

4- Rappel: j’invente tous les noms de mes personnages bien évidemment fictifs 😘😘

 

L’échange

L’échange

Fêter l’anniversaire de Clovis 15ans en arrivant à Douala…
Eddy se dit qu’un T-shirt serait sympa, vu que c’est le seul vêtement qui passe chez les ados ici. Essayez de trouver un garçon entre 8 et 18 ans qui porte autre chose pour aller à l’école française! Oui ici aussi il n’y a que la nôtre, d’école, où les enfants n’ont pas d’uniforme. Je trouve encore que c’est bien dommage mais bon.
Donc le soir du B Day, Eddy passe chez Citysport à l’arrache en sortant du bureau plus tôt, trouver le cadeau. C’est “The” magasin de sport multimarques (pas des imitations) de Douala.

Le cadeau: un T-shirt Levis très sympa mais trop grand. On peut l’échanger, le père et le fils sont déçus mais ça va s’arranger.

Le mercredi après-midi suivant je retourne chez Citysport avec Clovis (cette fois-ci on essayera). J’ai aussi le teeshirt trop grand, le sac d’origine et le ticket. Je vais directement à la caisse, j’explique, je montre l’article et le sujet et “pas de problème”.

Mais voilà, c’est un S et il n’y a pas de XS. Clovis essaye toutes les marques cool du jeune surfer passionné (Billabong et QuickSilver c’est tout) mais c’est le même problème, le S reste trop grand. Dans le coin promo du magasin il y a plein de fins de série. Une vendeuse sympa m’y entraîne et là on découvre la perle rare: le t-shirt avec photo vintage de James Dean mais qu’on a recouvert de tatouages. C’est son préféré (évidemment) qui va forcément plaire à son père (euh vraiment?), mais bon il est en solde. On peut donc en prendre un 2e très sympa aussi avec des voitures. Il faut maintenant se dépêcher car le programme du mercredi avec les trois kids est chronométré donc je file à la caisse et là (Pause).
Problème:
Theodora rend un teeshirt à 24900 et achète 2 teeshirts à 15000 chacun et un grip pour raquette de tennis à 7000. Combien doit-elle sortir de son porte-monnaie pour pouvoir quitter le magasin avec ses achats?

La jeune femme à la caisse m’explique qu’il faut que je remplace par exactement le même montant. “?”

Mais les deux tee-shirt plus le grip pour la raquette de tennis ça fait 12100 de plus (au fait, je parle en francs CFA), je ne peux pas vous payer la différence? Du coup elle appelle une autre caissière et le vigile, prend un papier, fait des calculs, et me dit: Il y a 8100 de différence entre les tee-shirts. Mais je sais ça, je prends aussi un 2e teeshirt et un grip pour raquette de tennis. Visages fatigués face à moi: Il faut trouver un produit de 8100 francs à acheter dans le magasin.
Moi: Est-ce que c’est possible de faire le total d’aujourd’hui, de déduire le prix du tee-shirt rendu et de régler la différence? L’impératif: ne pas montrer son impatience, garder le sourire, rester polie et vite renvoyer Clovis avec Magic (le chauffeur) enchaîner le programme des enfants puis venir me rechercher au magasin car je sens que ça va être long….
La caissière reprend un papier, refait des calculs et me redonne la différence entre les tee-shirts, 8100. Si si je vous jure. Avec le sourire toujours, je lui dis, est-ce que je peux vous régler les 5100 de différence pour les tee-shirts et je paye le grip en plus. Mais ça ne va pas non plus parce que son problème c’est qu’il y a une différence de 8100 entre le teeshirt à rendre et un des deux autres teeshirts. Elle est embêtée, et moi je garde mon calme, je lui dis, on va bien trouver une solution (surtout ne vexer personne, d’autant que le vigile n’a pas l’air commode).

La clé de l’adaptation ici c’est de ne surtout pas être impatient et avoir du temps pour tout. Comme j’ai réglé le problème de l’emploi du temps des enfants grâce à Magic, je suis confiante.
Heureusement pour moi, en allant chercher le cahier des comptes (grand format rayures Sieyes ;)) la manager descend des bureaux avec la caissière. Je les laisse discuter, tous les 4, entre eux (je suis toujours très zen, aimable, confiante,… 😤) et là grand sourire de la responsable du magasin: il n’y a pas de problème madame, il reste 12100 à payer. OUF!!!
Gros bisous à toutes,
Théa